La Cétogénie
S’il y a bien un sujet que l'on nous serine tout au long de l'année, surtout avant les fêtes ou aux abords de l'été, c'est celui des régimes. Les couvertures des magazines ou les posts instagram nous inondent littéralement de conseils minceur, ventre plat, ou "détox" (mot qui ne signifie pas grand-chose d'autre que : famine ou épuisement des réserves minérales...chouette perspective!) en nous faisant miroiter une illusion toujours tenace, malgré la vague #bodypositive venue de Grande-Bretagne : la minceur rend heureux.
Il y a quelques années, j'ai travaillé avec des clients persuadés que la perte de poids allait leur ouvrir la porte magique du bonheur et de la facilité. A cette époque, je ne réalisais pas encore l'immensité des attentes que ces gens avaient envers moi. Depuis, je mets un point d'honneur à ne pas travailler avec des personnes qui ont une telle mentalité, au risque de les décevoir.
C'est notamment le cas pour mon programme Horizon. Oui, cet accompagnement a le pouvoir d'améliorer ton bien-être mental et peut te faire perdre du poids.
En revanche, si tu cherches à maigrir rapidement grâce à la diète cétogène TOUT EN croyant secrètement que ton surpoids est LA SEULE cause de tes malheurs, je te conseille d'aller chercher ailleurs.
Pour moi, ton surpoids n'est qu'un symptôme (si c'en est un!).
Il existe plusieurs études qui remettent en question l'idée selon laquelle le surpoids est toujours associé à une mauvaise santé. Voici quelques points clés basés sur la recherche scientifique :
1. Le concept de l'Indice de Masse Corporelle (IMC)
L'IMC est souvent utilisé pour évaluer le poids par rapport à la taille. Cependant, des études montrent que l'IMC ne tient pas compte de la composition corporelle, comme la masse musculaire par rapport à la masse grasse. Par conséquent, certaines personnes peuvent être classées comme en surpoids ou obèses selon l'IMC, mais être en bonne santé.
2. Études sur la santé métabolique
Une étude publiée dans le Journal of the American Medical Association a révélé que des personnes en surpoids ou obèses peuvent avoir des profils de santé métabolique normaux, ce qui signifie qu'elles n'ont pas de problèmes de santé associés à leur poids.
Une recherche dans le British Medical Journal a montré que les personnes considérées comme « en surpoids » selon l'IMC peuvent avoir un risque de mortalité similaire à celui des personnes ayant un poids normal.
3. Le rôle de l'activité physique
Des études indiquent que l'activité physique et la condition physique générale sont des indicateurs plus fiables de la santé que le poids seul. Par exemple, une étude dans le American Journal of Preventive Medicine a démontré que les personnes actives, même en surpoids, présentent souvent de meilleurs résultats de santé que les personnes minces mais sédentaires.
4. La santé mentale et le bien-être
La recherche souligne également l'importance de la santé mentale et du bien-être dans la perception de la santé. Une étude a révélé que les personnes qui se concentrent sur des objectifs de santé holistiques, plutôt que sur la perte de poids, peuvent avoir de meilleurs résultats en matière de bien-être général.
Conclusion
La perte de poids ne devrait pas être un objectif en soi, mais plutôt une conséquence d'un mode de vie sain et équilibré. Il est essentiel de considérer la santé dans son ensemble, en prenant en compte des facteurs tels que l'activité physique, la santé mentale, et la composition corporelle.
Lorsque j'étais une toute jeune adolescente (true story : ça remonte!) je croyais dur comme fer à ce mensonge qui s'inscrivait en lettres majuscules sur mon écran d'ordinateur pas-portable-du-tout. Je lisais des blogs à ce sujet, parcourais des forums sur la question, et achetais tous les magazines du moment dans lesquels apparaissaient des recettes minceur et des conseils anti-cellulite.
A cette époque, je me sentais très mal dans ma peau, manquais de l'affection de mes parents et passais par tout un tas de montagnes russes émotionnelles qui me mettaient K.O.
J'aurai dû commencer par là.
Toujours est-il ; je voulais tellement ressembler à mes idoles de l'époque (Shakira ou Alizée, vraisemblablement) que je m'étais mise à supprimer plusieurs catégories d'aliments, notamment les glucides à haut index glycémique et les graisses. Bien mal m'en a pris ; en devenant plus orthorexique que jamais, j'ai attaqué ma santé mentale (déjà pas bien solide) au burin !
Je ne faisais pourtant pas le lien entre mes plâtrées de brocolis vapeur et mes crises d'anxiété nocturnes.
En quelques années je suis tombée dans l'anorexie, jusqu'au jour où mon cher médecin de famille ne m'a pas reconnue et que j'ai eu un déclic sain. Ses paroles étaient ma foi très violente, mais elles en valaient la peine :
"Iris, écoute, la dernière fois que l'on s'est vu tu étais une si jolie jeune fille ! Aujourd'hui je ne te reconnais plus. Regarde tes côtes. On dirait un chien malade."
C'était peut-être idiot de me le dire comme ça, et, en même temps, c'est bien cette dernière phrase qui m'a sauvée la vie. Je ne voulais pas faire pitié, à personne. Ce médecin représentait une épaule paternelle et bienveillante, et, par manque de la présence de mon vrai père, j'étais complètement dépendante de son regard. Alors je me suis promise de changer.
Pour en guérir, il m'a fallu ACCEPTER de me foutre totalement de mon apparence physique. Je détestais toujours mon nez, mes cuisses et mes bourrelets (inexistants) mais la ferme résolution de m'en sortir pour ne plus faire souffrir les autres (et moi-même, mais à cette époque, mon bien-être était relégué au second plan) et "redevenir jolie" a eu raison de mes peurs.
En l'espace de 6 mois, j'ai ainsi pu reprendre pas moins de 20 kilos.
Je ne te cache pas que c'était difficile, mais j'étais poussée dans le dos par un tel vent de liberté que cela valait bien toutes les souffrances (douleurs à la digestion, notamment) !
Je mangeais ce que je voulais, à l'heure que je décidais, et dans les quantités que me dictait mon corps (et non plus ma "tête") ! Toute l'énergie que j'avais mise dans l'intellectualisation de mon alimentation et de ses conséquences sur mon apparence physique était ENFIN redirigée vers des choses qui me faisaient vibrer : la musique, la danse, l'écriture...
J'ai eu de nouveau chaud, je me suis remise à dormir, et aller faire une balade n'était plus une corvée, car j'avais beaucoup moins mal aux articulations (j'étais tout simplement moins dénutrie).
En bref, je me suis vue revivre en l'espace de quelques semaines seulement. Malgré les dégâts occasionnés par ma reprise alimentaire (vergetures, ballonnements), et malgré mes hanches qui s'arrondissaient !
J'avais 20 kilos de plus, et j'étais mille fois plus heureuse.
Parce que les promoteurs de la minceur véhiculent une image de bonheur parfait sur Instagram (ou dans les magazines, à mon époque 😉 !) qu'ils soient influenceurs, coachs en nutrition, comédiens, ou même chanteurs, ton subconscient associe AUTOMATIQUEMENT la minceur à la confiance en soi et à la joie.
Mais c'est un raccourci dommageable.
Si ces gens ont l'air plus heureux tout en étant minces c'est vraisemblablement pour l’un ou plusieurs de ces raisons :
👉🏻 parce qu'ils sont naturellement dotés d'un bon métabolisme ET d'une santé mentale équilibrée
👉🏻 parce qu'ils surveillent leurs poids TOUT en vivant la vie qu'ils ont choisi
👉🏻 parce qu'ils te montrent 10% de leur quotidien pas-si-joyeux à 90%
👉🏻 parce qu'ils sont grassement payés pour te parler d'un produit/d'un régime/d'une méthode quelconque (!)
👉🏻 parce qu’ils se foutent de toi (désolé, c’était trop tentant)
Bien sûr, avoir un poids élevé quand ça n'est pas ta vraie nature peut te faire souffrir, il ne s'agit pas de le nier ! Mais si tu te concentres sur ton apparence physique au lieu de trouver ce qui te fait vraiment vibrer dans la vie (oui, les obsédés de la minceur ont souvent un gros vide à combler), il est probable que, même après avoir effectivement perdu le "poids en trop", tu ne te sentes pas satisfait(e).
Et quand on en veut toujours plus, devine ce qu'il se passe?
On tombe, comme moi jadis, dans les troubles du comportements alimentaires.
Aujourd'hui, après de nombreuses années de guérison bien salvatrices, je suis persuadée que la clef du retour à un poids de forme sain pour TOI se trouve dans ton épanouissement personnel ; c'est à dire dans l'érection d'une vie qui te correspond, que tu chéris, et dans laquelle tu as un vrai pouvoir de décision.
La perte de poids, si elle doit arriver, devrait n'être QUE le révélateur d'une bonne santé et d'un équilibre mental, c'est à dire jamais un but mais bien une conséquence.
A méditer 😉
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Passionnée de nutrition depuis l'adolescence,
je suis devenue coach cétogène après avoir guéri
ma santé mentale grâce à ce mode de vie.
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A propos
Bienvenue sur le blog de La Cétogénie !
Je m’appelle Iris, j’ai 34 ans et j’ai créé ce blog pour aider ceux qui le souhaitent à adopter un régime cétogène pour recouvrer leur santé.
Tu y trouveras des ressources claires sur les corps cétoniques et la nutrition appropriée pour maintenir l'état métabolique de cétose...Bonne lecture!